- 5 mars 1925
Naissance de Jacques et de son frère jumeau Paul Vergès à Ubon Ratchathani au Siam (actuelle Thaïlande) d’un père réunionnais, le Dr. Raymond Vergès, consul de France à cette époque, et d’une mère institutrice vietnamienne. Cette dernière meurt trois ans plus tard. La famille s’installe à la Réunion. - Les années 1940
• En 1941, à l’âge de 16 ans, il obtient son bac et entame des études de droit.
• En 1942, il quitte la Réunion et s’engage dans la Résistance. En 1943, il passe en Angleterre et s’engage dans les Forces françaises libres aux côtés du général de Gaulle.
• En 1945, il adhère au Parti communiste français. - Les années 1950
• En 1950, il est élu membre du bureau du Congrès de l’Union internationale des étudiants à Prague. En 1952, il devient secrétaire du mouvement et reprend ses études de droits. En 1954, retour en France et poursuite de ses études.
• En 1955, il s’inscrit au Barreau de Paris. À la même époque, il rencontre les futurs chefs khmers rouges Saloth Sar (« Pol Pot ») et Khieu Samphan.
• 1957 : jeune avocat militant anticolonialiste, il milite pour le FLN et défend ses combattants, parmi lesquels Djamila Bouhired. La même année, il quitte le PCF. - Les années 1960
• À l’indépendance de l’Algérie, en 1962, J. Vergès s’installe à Alger où il dirige un journal, « Révolution africaine ».
• En 1963, il rencontre Mao Tsé Toung et se rallie très rapidement aux thèses maoïstes. Il doit quitter Alger.
• En 1965, la destitution du président Ben Bella lui permet de rentrer à Alger, où il exerce la profession d’avocat jusqu’en 1970. C’est au cours de ces années qu’il s’est converti à l’islam et a épousé Djamila Bouhired. - Les années 1970
• De 1970 à 1978, Jacques Vergès disparaît. Il a toujours entretenu le mystère sur cette période. Rentré en France, il exerce son métier d’avocat.
La carrière d’avocat de Jacques Vergès
Le nom de Jacques Vergès est associé à de nombreux procès médiatisés. Voici quelques-unes des personnalités les plus marquantes qu’il a défendues – et qu'il continue de défendre.
- 1957 : Djamila Bouhired
Militante indépendantiste algérienne, capturée par les parachutistes français. Torturée et jugée, elle est reconnue coupable d’avoir commis des attentats à la bombe et condamnée à mort. Graciée après la campagne médiatique menée par J. Vergès, elle deviendra son épouse en 1965 et deux enfants naîtront de cette union qui durera quelques années. - 1982 : Anis Naccache
Militant libanais pro-palestinien, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour avoir tenté d’assassiner l’ancien Premier ministre du Shah d’Iran, Shapour Bakhtiar. Amnistié par François Mitterrand, il est libéré en juillet 1990. - 1987 : Klaus Barbie
Officier SS, chef de la Gestapo de Lyon pendant la Seconde Guerre mondiale, condamné pour crimes contre l’humanité, il est mort en détention en 1991. - 1997 : Illich Ramírez Sánchez (connu sous le nom de Carlos)
Militant pro-palestinien, ce Vénézuélien a été reconnu coupable d’assassinat par la justice française et condamné à la réclusion criminelle à perpétuité. - 2009 : Tarek Aziz
Ancien ministre des Affaires étrangères de Saddam Hussein, il a été condamné à quinze ans de réclusion. - 2009 : Khieu Samphân
Chef d’État du Kampuchéa démocratique de 1976 à 1979, il est l’un des quatre dirigeants khmers rouges qui doit comparaître devant le tribunal pénal international de l’Onu pour crimes contre l’humanité, crimes de guerre et génocide (l’audience doit démarrer en 2011). - Par ailleurs, Jaques Vergès a, un temps, été pressenti pour assurer la défense de l’Irakien Saddam Hussein et du Serbe Slobodan Milosevic.
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Sources : Wikipedia, "Le Monde".







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