Court-circuit
Court-circuit vous donne plus que du court: des films du monde entier, des portraits de réalisateurs, des making of, des zoom sur les écoles de cinéma, sur des festivals, des leçons d'animation et les "trucs" du cinéma.
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Court-circuit vous donne plus que du court: des films du monde entier, des portraits de réalisateurs, des making of, des zoom sur les écoles de cinéma, sur des festivals, des leçons d'animation et les "trucs" du cinéma.
« Le documentaire a été très important pour moi parce qu’il m’a placé dans un type de rapport à l’autre, à l’altérité. On ne peut plus se tromper sur la distance, sur la focale. La question de la distance, du rapport du corps à un autre est pour moi très sensible ; c’est ce qui permet de filmer. C’est cette qualité de présence et d’absence que je recherche chez les acteurs »
Entretien avec Philippe Grandrieux, Cahiers du cinéma #532

Philippe Grandrieux est né à Saint-Étienne le 10 octobre 1954. En 1979, il sort diplômé de l’Insas de Bruxelles, avant de préparer un DEA à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales. Il réalise dès lors beaucoup de documentaires, des vidéos, des séries audiovisuelles, notamment un film-bande inspiré de l’essai de Jean Paulhan, « La peinture cubiste » en 1981 (réalisé avec Thierry Kuntzel) mais aussi une journée de télévision consacrée à Berlin pour la Sept en 1987. Il tourne aussi le pilote et les premières émissions d’ « Histoire parallèle », l’émission historique de Marc Ferro. En 1996, Arte le charge d’un documentaire sur Sarejevo « Retour à Sarajevo », un voyage entre Split et Sarajevo au lendemain des accords de Dayton. « Sombre » est sa première incursion dans la fiction. Malgré un succès très mitigé (à peine plus de 21000 entrées en France), le film est très remarqué du fait de son parti esthétique. Le cinéaste nous emmène sur les traces d’un tueur de dames, sur fond de période estivale, de rencontre amoureuse rédemptrice et de Tour de France (logique pour qui a brossé plusieurs portraits de cyclistes pour la série documentaire d’Arte, « La roue »). Après « Sombre », Philippe Grandrieux réalise un deuxième long métrage intitulé « La vie nouvelle » qui sortira en salles à l’automne prochain. Le scénario, écrit avec le romancier Éric Vuillart, raconte l’histoire d’une rencontre à Sofia entre une très jeune prostituée et un GI en permission. Philippe Grandrieux développe actuellement un projet de long métrage, « Beyond the Night », dont l’intrigue repose sur un trafic d’organes et des manipulations génétiques.

FILMOGRAPHIE
1976
Via la vidéo (installation vidéo)
1981
La peinture cubiste (55 min) (co-réalisation: Thierry Kuntzel)
1982
Juste une image (9 x 55 min) (co-auteur: Thierry Garrel, Louisette Neil)
Une génération (10 min)
1983
Pleine lune (180 min)
1984
Grandeur Nature (55 min) (émission pilote associant une chanteuse, Sheila ici, et un styliste de mode, Jean Paul Gaultier)
1985
Long courrier (25 min) (journal vidéo)
1986
Comédie / Comédiens (50 min) (documentaire sur l'école de comédiens du théâtre de Nanterre-Amandiers)
1988
Live (60 min) (conception et réalisation du numéro zéro. Cette série propose de donner une représentation de la réalité non pas à travers le montage (temporalité cinématographique) mais par la durée réelle du plan séquence (flux télévisuel).
1989
Azimut (4 x 30 min) (ces vidéos réalisées à partir d'entretiens, d'images de news, d'extraits de films et de tournages, concernent la question de la réalité.)
"Le monde est une image" (entretien avec Paul Virilio)
"Le trou noir" (entretien avec Juan David Nasio)
"Le labyrinthe" (entretien avec Jean Louis Schefer)
"La taille de l'Homme" (inspiré d'un texte de C.F. Ramuz)
Histoire Parallèle (réalisation du pilote et des premiers numéros, de cette série historique, proposée par Louisette Neil et présentée par Marc Ferro)
1990
Live (14 x 60 min) (mise en production de "l'atelier Live". En HI8, un plan séquence d'une heure est réalisé sans aucune intervention de montage ou de post-production. Le plan est diffusé tel qu'il a été tourné. Des photographes, des documentaristes, des artistes vidéo, des cinéastes ont participé à ce travail, parmi eux:
Robert Frank (New-York)
Steven Dwoskin (Londres)
Nick Wapplington (près de Newcastel)
Robert Kramer (Berlin)
Gary Hill (U.S.A)
Thierry Kuntzel (Tampico)
Daniele Incalcaterra (Moscou)
Ken Kobland (Dallas)
1992
Cafés (210 min) (conception et réalisation d'une soirée thématique pour ARTE dont le principe a été de partir de Berlin en tournant sans repérages dans les cafés de la ville, puis de décider au fur et à mesure du travail où le film se poursuivait. Ce dispositif a permis de faire intervenir le hasard comme mode principal d'accès à la réalité. Le tournage en HI8 s'est achevé à Jérusalem, après être passé par Nîmes et Alméria.
1993
La roue (2 x 7 min) Brian Holm et Gert Jan Theunisse (deux vidéos, deux portraits de coureurs, dans le cadre d'une série proposant à des documentaristes d'apporter leurs regards sur le monde du cyclisme. Cette série a été diffusée chaque jour durant le "Tour de France".)
.
1994 
L'Industrie du rêve (45 min) (documentaire sur "La française des jeux")
Jogo do Bicho (60 min) (documentaire sur le jogo do bicho, un jeu clandestin très populaire au Brésil, et controlé par la mafia)
Ces deux documentaires ont été réalisés dans le cadre d'une soirée thématique consacrée aux jeux de hasard.
1995
Brut (série de portraits de la vie politique française: Balladur en campagne, Chirac/Kohl à Strasbourg, Juppé à l’Assemblée nationale... produit par La SEPT/ARTE.)
1996
Retour à Sarajevo (75 min) (une semaine après les accords de Dayton, je retourne à Sarajevo accompagner Sada, une Bosniaque qui revient chez elle après quatre années d’exil. Le film se déroule durant le voyage en bus entre Split et Sarajevo, puis dans la famille de Sada.)
1999
Sombre (112 min)

À CONSULTER
Sombre
« Au commencement était la nuit », un entretien avec le cinéaste
Un autre entretien
Edité le : 05-05-04
Dernière mise à jour le : 02-09-02