Extrait vidéo
Présentation du film
Anders Petersen est né en 1944 à Stockholm (Suède). À 17 ans, il s’envole pour l’Allemagne où il séjourne quelque temps, à Hambourg, pour apprendre la langue et s’essayer à l’écriture et à la peinture. Cinq ans plus tard, il découvre la photographie aux côtés de Christer Strömholm et choisit de s’inscrire à l’école de photographie de Stockholm où ce dernier enseigne.
En 1967, Anders Petersen retourne à Hambourg. Là, il commence son travail photographique. Le café Lehmitz, fréquenté par les prostitués et par les paumés du quartier, sera son premier sujet et sa marque de fabrique. Cela l’occupe pendant trois ans et c’est là qu’il présente sa première exposition, en 1970.
Je sais que pour faire de bonnes photographies, pour être à la distance juste, il faut que j’aie un pied dedans et un pied dehors. Mon problème, c’est que je finis toujours par avoir les deux pieds dedans !
Ce travail d’immersion, Anders Petersen le réitère pour tous les sujets qu’il aborde. Qu’il s’agisse des prisons, de l’hôpital psychiatrique, de Venise, de Paris ou de sa région natale en Suède.
Fidèle à ses racines, il possède depuis vingt ans son propre laboratoire photo, à Stockholm, où il développe et tire lui-même ses images. En 2003, Anders Petersen a été élu Photographe de l’année par les Rencontres d’Arles.
- Intervenants
• Greger Ulf Nilson, directeur artistique, propriétaire de la GUN Gallery, à Stockholm (Suède)
• Michelle Marie Roy, commissaire d’exposition
En savoir plus
>> LE SITE OFFICIEL D'ANDERS PETERSEN
>> UN OUVRAGE

Anders Petersen
De Christian Caujolle
Éd. Actes Sud, coll. « Photo poche » (juillet 2004)
144 Pages, 12 €
ISBN 2742749640
Présentation de l’éditeur
En 1978, la publication de Café Lehmitz révèle, de façon spectaculaire, le nom d'un jeune documentariste suédois, Anders Petersen. Ce livre, devenu un titre culte, chronique avec tendresse et précision le quotidien d'un bar de Hambourg où se retrouvent paumés, prostituées, marins et marginalisés. Durant deux années, Petersen photographie de l'intérieur des pans de vie, la sienne et celle des habitués du lieu, en évitant le voyeurisme. De là le sentiment de proximité, d'immédiateté, de familiarité, qui nous saisit à la vue de ces images. Fidèle à ce principe d'exploration de l'intérieur de mondes clos, Anders Petersen propose d'autres points de vue sur l'hôpital psychiatrique, la prison ou l'asile de vieux. À travers ces microcosmes, il interroge les notions de normalité et parcourt le champ de la nature des relations humaines et des enjeux collectifs. C'est ainsi que cet élève de Christer Strömholm, père de la photographie suédoise, revendiquant la dimension documentaire de son travail, propose une alternative aux écritures journalistiques et définit, à sa manière, ce que peut être en photographie un humanisme responsable et contemporain.







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