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On accroche une exposition de peinture dans un centre d’art. L’artiste va et vient en portant des toiles. On aperçoit des visages, blafards et délicats, des silhouettes, de grands à-plats de couleur. Des regards mélancoliques nous fixent, ou se perdent vers la profondeur abstraite de l’espace peint.
Dans son atelier parisien, pendant les mois qui ont précédé cet accrochage, Djamel Tatah a peint ces tableaux. « Je veux qu’ils ressemblent à des gens d’aujourd’hui. Mes figures sont des gens qui sont dans le bruit du monde… ou en face du bruit du monde. Le tableau représente le silence dans le bruit du monde. C’est presque une position politique, d’imposer le silence. »
Le procédé du peintre est répétitif, il cherche à accentuer un effet de présence pure, hors du réalisme. On parle de Piero della Francesca et de Barnett Newman. Djamel Tatah est chaleureux et confiant, on ne le verra pas peindre, mais plutôt chaque jour observer et commenter ce qu’il a accompli : les figures et les espaces « montent » par degrés vers la surface de la toile, jusqu’à leur point de suspension définitif.
"Les figures ne sont ni transcendantes ni immanentes à l'espace : elles ne sont pas posées sur une architecture, elles ne sont pas fondues. Entre figures et espace s'engage une tension : un dialogue tendu, aux limites. Le dialogue tendu, c'est une forme de respect, d'attention envers l'autre. Une exigence éthique dans le rapport à l'autre. Ne rien imposer. Ne pas agresser, ni par l'agression directe, ni par surcroit de pathétique ou de pathologie. La tension permet de respirer." Djamel Tatah
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A voir dans le reportage
La préparation de l'exposition individuelle de Djamel Tatah à Tarbes en 2007Djamel Tatah
du 19 juin au 29 septembre 2007
au Parvis, centre d'art contemporain - Tarbes
>> Le dossier de presse







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