Les dix premiers à s'inscrire remporteront un exemplaire.
Produites et réalisées en France, en Allemagne, en Australie, en Corée du sud, en Pologne et au Japon, ces petites fictions nous offrent autant d’approches culturelles, que de techniques et d’univers graphiques différents pour nous plonger dans l’action, nous inviter à la contemplation ou à la réflexion métaphysique… Kudan et Clik clak, _ “ j’avoue”, _selon l’expression consacrée des enfants du primaire_ pour chouchous.
Le “Kudan", dans la mythologie japonaise est une sorte de Minotaure inversé, avec une tête d’homme sur un corps de vache ; et c’est ce qu’il advient d’un papa, qui au lieu de s’occuper de son jeune fiston enfile un drôle de casque arrivé par la poste : impossible de s’en débarasser, le voilà perdu dans un univers parallèle au graphisme aussi sublime qu’inquiétant dont le créateur, Taku Kimura pourrait bien être issu d’une mésalliance entre Burton, Gondry et Dali.
Réalisé par trois élèves de l’école Supinfom, "Click clak", lui est totalement dada ; il démarre comme une chaîne à la Fischli und Weiss (der Lauf der Dinge) et se joue des mots, des sons, des dictons et charades avec une poésié surréaliste orchestrée sur fond blanc par un petit garçon et deux robots en 3D.
Bien que la plupart des films aient été realisés par des étudiants, ou de jeunes réalisateurs la qualité des animations, et des compositions sonores est digne des productions hollywodiennes actuelles,
comme le fameux "Oktapodi", (en couverture du DVD) ou l’épopée rocambolesque de deux poulpes hélléniques, présentée en 2007 lors des e-magiciens de Valenciennes, par des élèves des Gobelins.
Un autre grand film à “suspens” "The great escape", nous tient également en haleine avec l’évasion d’un petit soleil échappé du bulletin météo, poursuivi par une bande de transistors retors et autres résistances asservies au poste de télévision. Plus abstrait, un simple point, "Herbstlaub", traqué par des lignes, sur une chanson a capella nous rappelle certains intermèdes offerts par la télévision publique des années 70. Rêvasser devant sa feuille de dessin ou le ‘carré blanc sur fond blanc’ de Kazimir Malevich au musée, et s’imaginer la rencontre d’un camarade dans la toile, "Jeu d’enfants" ; raconte sans parole et par la seule animation –extraordinaire- des personnages, une histoire d’amour et d’amitié au pays des scoubidous ("Nicolas et Guillemette") sont bien des scénari en phase avec les préoccupations existentielles des “kids”.
Quant au délirant, ryhtmé et délicieusement dégoutant "Frigo", dont toute la tension dramatique culmine au moment où les occupants d’un réfrigirateur doivent faire face à l’arrêt du ventilateur, c’est l’apothéose ! Une tragi-comédie hilarante qui finit bien grâce à l’intervention d’un oeuf dur !
Bien sûr certains films racontent d’étranges histoires qui font un peu peur comme ces bébés éprouvettes connectés à une théière, "PGI-13", mais n’est-ce pas une réelle experience que de tremper un sachet de thé dans l’eau chaude et d’en observer les transformations, lorsqu’on a moins de 13 ans ? Et puis il y a pour terminer cette interprétation visuelle des trois Gnossiennes d’Erik Satie, répétitive, lancinante, hypnotique et magique comme une Lava Lamp à contempler dans sa chambre, encore et encore, avant de sombrer dans les bras de Morphée.
DVD
3D Kidsune coproduction d’Arcadi, du Cube (Centre de création numérique d’Arc de Seine à Issy-les-Moulineaux) et de Chalet Pointu.
Les films :
"Oktapodi" de Julien Bocabeille, Emud Mokhberi, François-Xavier Chanioux, Olivier Delabarre, Thierry Marchand et Quentin Marmier.
"The Great Escape" de Damian Nenow.
"Al Dente" de Jean-François Barthelemy, Maël François et Carlos Felipe Leon Ortiz
"Bois" (série Campagne Art) de Sébastien Fau
"Frigo" de Alexandra Gasztowtt, Tristan Hocquet et Claire Michaud
"Herbstlaub" de Olivier Vogel et Philipp Noll
"Kudan" de Taku Kimura
"Jeu d’enfants" de Sandrela Awad, Marie Gaelle, Perrot et Marie James
"PGI-13" de Beom Sik Shim
"Nicolas et Guillemette" de Virginie Taravel
"Clik Clak" de Aurélie Fréchinos, Victor-Emmanuel Moulin et Thomas Wagner
"Gnossiennes, n°3" de Robert St Clair





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