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Katyn, un massacre programmé

En 2005, l'analyse d'un crâne déposé à l'institut médico-légal de Copenhague relance l'enquête sur le massacre de Katyn de 1940.

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« Les images racontent des histoires, nous racontons les histoires des images. » Serge Viallet

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dimanche, 18 avril 2010 à 15:50

Rediffusions :
Pas de rediffusion
Katyn, un massacre programmé
(Danemark, 2006, mn)
NDR
Réalisateur: Lisbeth Jessen

Stéréo 16 / 9

En 2005, soixante-cinq ans après les faits, l'analyse d'un crâne déposé à l'institut médico-légal de Copenhague relance l'enquête sur le massacre de Katyn, l'un des épisodes les plus féroces de l'affrontement idéologique entre l'URSS et l'Allemagne au coeur de la Seconde Guerre mondiale.

Utilisé comme un terme générique à l'exécution de quelque 15 000 membres de l'élite polonaise ordonnée par le régime stalinien en 1940, le "massacre de Katyn" est à l'origine le meurtre de 4 000 officiers polonais par le NKVD, la police politique soviétique, dans une forêt russe de la région de Smolensk. Le charnier principal est découvert trois ans plus tard par des militaires allemands, mais l'URSS rejette la responsabilité du massacre sur les nazis. Ceux-ci convoquent une commission internationale de médecins légistes et demandent un rapport à la Croix-Rouge. Les enquêtes confirment que les meurtres ont eu lieu au printemps 1940. Les autorités soviétiques ne reconnaîtront pourtant les faits qu'en 1990, en n'ouvrant que très partiellement l'accès aux archives. Dans ce contexte, l'analyse du crâne d'un officier polonais retrouvé en 2005 à l'institut médico-légal de Copenhague permet d'interroger l'histoire d'un nouveau point de vue. À l'issue de recherches approfondies, l'officier inconnu de Katyn retrouve son identité et sa descendance. Jerzy Szymanski, son fils, vit aujourd'hui en Australie et peut enfin envisager de donner une sépulture à ce père disparu après l'avoir quitté à la gare de Cracovie un jour de 1940. Son témoignage, mais aussi celui de plusieurs membres de la commission, notamment un médecin légiste danois, montre que les traces de la guerre continuent de hanter les mémoires.