Présentés au départ comme des Robins des bois à l’esprit chevaleresque, les gangsters japonais accèdent ainsi au rang de mythes.
Et les clans participent activement à cette nouvelle industrie cinématographique : ils la soutiennent non seulement financièrement, mais acceptent de raconter leurs méthodes, rituels et histoires aux scénaristes ; certains yakuzas deviennent même acteurs comme le chef du clan Ando auquel le cinéaste Sadao Nakajima a consacré plusieurs films.
Mais bientôt, avec l’arrivée des jeunes générations, les codes d’honneur des yakuzas, devenus moins gangsters que businessmen, se perdent, et le cinéma s’en fait le reflet. Plus âpres, les films défont la réputation glorieuse qu’ils leur avaient forgé quelques années plus tôt, jusqu’à se retourner contre eux à l’époque de la loi antigang de 1992, avec notamment les films Juzo Itami que d’aucuns considèrent comme des propagandes de la police… par vengeance, trois yakuzas balafreront le réalisateur, rompant le deal entre le milieu et le cinéma.
Guidé par des cinéastes, des acteurs, des producteurs mais aussi des écrivains, des critiques et un yakuza tapis dans l’ombre, le film, extraits à l’appui, retrace l’histoire du genre et de ses évolutions, étroitement liée à celle (réelle) des clans de yakuzas.

Documentaire d'Yves Montmayeur
(France, 2008, 1h)
Coproduction : ARTE France, Camera Lucida Productions
Jeudi 12 février 2009 à 22h10
Rediffusions :
14 février à 03h55
24 février à 01h35















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