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Entre John Fante et Bukowski, un ovni littéraire acide et culte.

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Entre John Fante et Bukowski, un ovni littéraire acide et culte.

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Gilberto Guevara Niebla - 06/05/09

1968. Le long chemin de la démocratie

Au Mexique, 1968 marque l’apparition du citoyen dans l’histoire politique moderne. Les étudiants protestent contre le pouvoir autoritaire du président Ordaz.

1968. Le long chemin de la démocratie
Largo camino a la democracia
par Gilberto Guevara Niebla
Cal y arena


C’était l’année des Jeux olympiques au Mexique. Le président Díaz Ordaz voyait le pays lui échapper, le refus de l’autoritarisme monter. « Nous ne voulons pas d’Olympiades, nous voulons la révolution », criaient les étudiants. La protestation avait commencé en juillet sur le campus de l’Université de Mexico et fut arrêtée net par l’armée sur la place des Trois-Cultures, dans le quartier de Tlatelolco, le 2 octobre 1968. Ce jour-là, à 18h10, un hélicoptère survole la place, larguant trois fusées éclairantes. Les premiers coups de feu se font entendre. Beaucoup sont tombés. Combien ? Les estimations varient de quelques morts à plusieurs centaines ! Ce qui est sûr, c’est qu’on a beaucoup glosé depuis quarante ans au Mexique sur les événements de cette année-là. Avec 1968. Le long chemin de la démocratie, l’essayiste Gilberto Guevara Niebla livre enfin « une réflexion à bonne distance des mythes de la gauche, qui exagèrent la signification de 68, comme des mythes de la droite, qui disqualifient la protestation politique de cette année-là », estime l’universitaire Raúl Trejo Delarbre, spécialiste de communication politique, dans le mensuel mexicain Nexos.« 1968 fut, au Mexique, une révolte civile contre les abus de pouvoir d’un gouvernement autoritaire. Ce fut une leçon de civisme. La revendication unique des manifestants : l’Etat de droit. Le mouvement de 68 marque l’apparition du citoyen dans l’histoire moderne du Mexique. La politique plurielle qui est la nôtre aujourd’hui, la création d’institutions de droit doivent beaucoup aux leçons de 1968. Le massacre de Tlatelolco a ouvert les yeux du peuple mexicain sur l’impunité des dirigeants et sur les défaillances du pseudo ordre juridique en vigueur ».


La rédaction de Books

Edité le : 05-05-09
Dernière mise à jour le : 06-05-09