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Le film du jour - 12/02/11

12.02 - "Schlafkrankheit" d'Ulrich Köhler

Ours d'argent - Meilleur réalisateur


La question du territoire et de la place que chacun peine à y trouver était déjà centrale dans les premiers films d’Ulrich Köhler. Avec « Maladie du sommeil », l’enjeu de ces préoccupations est décuplé : quelle position est-on encore capable de tenir en Afrique ?

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"Schlafkrankheit"
("Sleeping Sickness")
Un film d'Ulrich Köhler
Avec Pierre Bokma, Jean-Christophe Folly, Jenny Schily
France, Allemagne, Pays-Bays / 2011
Sortie en salles : prochainement
Compétition officielle
Coproduction ARTE
Lorsqu’au début des années 2000, l’appellation « nouvelle vague allemande » est apparue dans quelques textes de la critique française, un titre revenait régulièrement : Bungalow, un film qui pourtant ne connaîtra pas de sorties en salles en France. Mais grâce aux festivals, le nom d’Ulrich Köhler venait s’agréger à ceux de Christian Petzold, Angela Schanelec ou Henner Winckler.

En 2006, son second film, "Montag kommen die Fenster", était présenté à la Berlinale, dans le cadre du Forum, et bénéficiait d’une distribution française.

Aujourd’hui, Ulrich Köhler est au seuil d’une reconnaissance internationale. Coproduction germano-française, "Schlafkrankheit / Maladie du sommeil", s’affranchit totalement de la tutelle de « l’école de Berlin », l’autre étiquette dont s’était vue affublée la jeune génération de cinéastes.

Schlafkrankheit s’attache en premier lieu à Ebbo, un médecin allemand qui dirige près de Yaoundé un programme consacré à la maladie du sommeil. Il ne veut pas se résoudre à l’insistance de sa femme, qui le presse de rentrer en Allemagne, un pays qui lui est maintenant étranger.
Quelques années plus tard, Alex, un médecin français d’origine congolaise partira à la rencontre d’Ebbo. Et ne trouvera sur place qu’un fantôme.

Ni condescendant, ni complaisant envers l’Afrique, Köhler pointe l’extrême difficulté qu’il y a à trouver sa place sur ce continent aujourd’hui. Il poursuit ici, sur un mode majeur, son travail sur la notion de territoire, préoccupations qui traversaient déjà ses deux premiers films.

Un reportage de Bertrand Loutte :



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Edité le : 10-02-11
Dernière mise à jour le : 12-02-11